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Un millier de personnes, selon les chiffres de la préfecture de police de Paris, se sont rassemblées, samedi 18 novembre, à Paris, pour dénoncer des cas d’esclavage en Libye mis en lumière cette semaine par la chaîne américaine CNN.

Les manifestants, qui brandissaient des pancartes « non à l’esclavage en Libye », ont répondu à l’appel de plusieurs associations, et notamment d’un Collectif Contre l’Esclavage et les Camps de Concentration en Libye (CECCL), créé en réaction à la diffusion du reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères dans le pays.

Regroupés dans l’après-midi près de l’Arc de Triomphe, les manifestants ont commencé à se disperser en fin de journée. Selon un témoin joint par l’AFP, quelques jeunes ont alors lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes. Deux personnes ont été interpellées dans la soirée, selon une source policière.

La préfecture de police a dénoncé dans un communiqué le caractère illégal du rassemblement, dont les organisateurs devront, selon elle, être identifiés afin « que des procédures soient engagées aux fins de poursuites adaptées », tout en précisant qu' »aucune dégradation n’a été commise ».

« Ces hommes sont vendus pour 1 200 dinars libyens »

Le reportage de CNN, partagé sur les réseaux sociaux, a provoqué une forte émotion. On y voit notamment, sur une image de mauvaise qualité prise par un téléphone portable, deux jeunes hommes. Le son est celui d’une voix mettant aux enchères « des garçons grands et forts pour le travail de ferme. 400… 700… » avant que la journaliste n’explique : « ces hommes sont vendus pour 1 200 dinars libyens — 400 dollars chacun ».

Plusieurs personnalités, comme le comédien Omar Sy, le footballeur Didier Drogba ou l’ancienne Miss France Sonia Rolland, avaient relayé les appels à manifester: « Soyons solidaires et au rdv pour protester contre cette torture et cette violence », avait tweeté Omar Sy.

Le président en exercice de l’Union africaine (UA), le Guinéen Alpha Condé, et le gouvernement sénégalais notamment ont fait part cette semaine de leur indignation face à la vente des migrants-esclaves, tout comme le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui a demandé à ce que le sujet soit mis à l’ordre du jour du sommet Union africaine-Union européenne des 29 et 30 novembre à Abidjan.

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