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L’ancienne présidente du Chili a exprimé sa satisfaction quant aux solutions prises par le gouvernement pour venir à bout de la crise anglophone.
Sur l’une des photos du chef de l’Etat camerounais, Paul Biya et le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, prise au palais de l’Unité le 03 mai dernier, les deux personnalités sont tout sourire.

C’est que l’ancienne présidente de la République du Chili a été séduite par la rhétorique de son hôte et celles des dirigeants camerounais, rencontrés lors de son séjour au Cameroun, du 02 au 04 mai dernier. Le régime de Yaoundé a dit toute sa disponibilité à travailler avec le Bureau des droits de l’Homme des Nations-Unies.

Plus satisfaite encore, a été Michelle Bachelet, pour les initiatives que le pouvoir de Yaoundé dit avoir prises pour mettre fin à la crise sociopolitique née en fin 2016, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm), d’une part, et le Comité national de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (Cnddr), d’autre part, sont encore à leur premiers pas, « Mais, je pense qu’ils peuvent potentiellement apporter d’importantes contributions au fil du temps pour mieux comprendre et gérer la crise dans les deux régions occidentales », a-t-elle déclaré.

La cheffe des droits de l’Homme aux Nations-Unies pense « qu’il existe une possibilité, même si elle est courte, d’arrêter les crises qui ont entraîné des centaines de milliers de personnes déplacées, ainsi que les meurtres et les violations brutales des droits humains et les exactions qui affectent le Cameroun ». Eu égard de la difficulté à remédier aux crises dans les régions septentrionale et occidentales – lesquelles risquent de devenir incontrôlables -, Michelle Bachelet appelle au « soutien de la communauté internationale – y compris de nous à l’Onu (Organisation des Nations-Unies, Ndlr) ».

Outre les crises sécuritaires internes que connaît l’« Afrique en miniature », la patronne des droits de l’Homme des Nations- Unis, note également l’existence « des incursions transfrontalières de groupes armés et d’organisations criminelles le long de sa frontière orientale avec la République centrafricaine ». Par ailleurs, souligne au passage la responsable onusienne, « le Cameroun accueille des centaines de milliers de réfugiés de la République centrafricaine et du Nigeria ».

Atteintes aux droits de l’Homme

Le respect des droits de l’Homme est balbutiant au Cameroun, remarque Michelle Bachelet. « Dans plusieurs régions, des civils et des soldats ont été tués, mutilés et des villages entiers ont été incendiés. Des enfants ont été enlevés, forcés de rejoindre les groupes armés et ont même été utilisés par Boko Haram comme kamikazes sans le vouloir ».

Dans le même sens, « des hôpitaux, des écoles et d’autres infrastructures essentielles ont été ciblés et détruits par les différents groupes séparatistes dans les régions de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

A côté de cette énumération macabre, des employés du gouvernement […] ont été pris pour cibles et assassinés ou enlevés », déplore Michelle Bachelet.
Certaines organisations de la société civile (Osc), des chefs religieux, des hommes politiques de l’opposition et des diplomates rencontrés le 04 mai dernier, ont décrié la violation de certains droits et libertés notamment, ceux d’association et de réunion pacifiques. La diplomate onusienne les a exhortés à mettre fin à cette pratique.

« Je crois qu’il est urgent de changer d’approche à l’égard des politiciens dissidents et des membres critiques de la société civile », a-t-elle déclaré. Michelle Bachelet a, enfin, dit la détermination de l’organisation qu’elle dirige, à travailler avec le Cameroun.

Source: camer.be

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