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Dans les pages 3 et 4 du numéro 3002, en kiosque du 22 au 28 juillet 2018, le magazine panafricain, Jeune Afrique consacre l’éditorial de Marwane Ben Yahmed au président de la République du Cameroun, sous le titre laconique « Le mystère Paul Biya ». Si de façon globale la chronique en question affiche des allures d’un trompe-oeil positif, des insinuations malveillantes contenues dans le texte fondent son caractère sarcastique et controuvé.

Sous le prétexte de s’appesantir sur l’indéchiffrable-président présenté par le journaliste comme « un homme éduqué et intelligent », qui, comme le cardinal Mazarin sait simuler et dissimuler, « ces principes, [Paul Biya] les a érigés en méthode de gouvernement.

Du Grand art », note-t-il, l’ensemble de l’article est peint sous des gouaches négatives et pessimistes. L’écrit de M. Ben Yahmed est empli d’abjections subrepticement glissés entre les lignes, trahissant ainsi les préjugés adversatifs de l’auteur à l’endroit du Chef de l’État. Passons outre les pics et quolibets habituels sur l’âge et la longévité au pouvoir du Président, pour s’étonner de ce que l’analyste évoque, invoque, et convoque des allusions désobligeantes, du genre : « L’idée de connaître un destin semblable à ceux des Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, Compaoré, Jammeh ou Mugabe ne semble pas l’effrayer… »

Ce premier sous-entendu peut prêter à équivoque, mais que notre chroniqueur s’en persuade ; malgré les vents contraires qu’imposent la rixe linguistique observée au Cameroun depuis peu, le Président Paul Biya ne connaîtra pas un destin semblable aux autres, parce qu’il n’est pas les autres. Il n’est pas comme les autres, parce que Paul Biya ne gouverne pas comme les autres…

À l’opposé de certains de ses pairs, le Président Paul Biya a un bilan. Il est le bâtisseur du Cameroun moderne. Il est le promoteur de la démocratie et des libertés observées et appliquées dans notre pays. Il est l’initiateur de la transparence électorale arrimée à la biométrie, il a doté son pays d’un Nouveau code de procédure pénale, l’histoire retiendra de lui qu’il est le précurseur du Sénat et du Conseil Constitutionnel… autant d’institutions démocratiques qui inscrivent le Cameroun dans les annales d’une véritable « République exemplaire ».

Non, merci, Paul Biya ne connaîtra pas un destin semblable aux autres. En politique toute comparaison n’est pas raison. Les destins des Présidents ne sont pas consanguins. Paul Biya n’a pas un destin semblable aux autres, il a son destin à lui. Il n’est pas arrivé au pouvoir de façon dictatoriale, il ne gouverne pas de façon autocratique, il dirige le Cameroun à sa façon, façon-Biya. Il tient sa progéniture loin des affaires de l’État. L’information claire et nette. Quand bien même ils en possèdent l’étoffe, le profil et le mérite, le Chef de l’État n’a pas nommé l’un de ses enfants au Gouvernement. Point d’oligarchie, point de synarchie, point de ploutocratie, notre Président ne gouverne ni une République bananière, ni une monarchie libertaire.

Paul Biya, un homme constant et consistant

Circonspect, mesuré, discret, réservé, stratège et régalien, notre Président est respectueux de la Loi, respectueux des lois, respectueux des règles et règlements de la République. Quid des préjugés allusifs ? Le Président-candidat qui brigue son septième mandat à la tête du Cameroun n’est pas contesté pour sa praxis politique et/ou économique, mais il est « combattu » pour son âge et pour sa longévité au pouvoir camer.be. Drôles d’argumentions !

Drôles d’évocations, à la fois bouffonnes, burlesques et saugrenues, quand on sait que Mahathir Bin Mohamad vient d’être réélu à la tête de la Malaisie à l’âge canonique de 92 ans, le président de la Tunisie Mohamed Béji Caïd Essebsi né en 1926 a 91 ans, Abdelaziz Bouteflika d’Algérie né en 1937 a 81 ans, Raul Castro Ruz du Cuba né en 1931 est âgé de 87 ans… Des exemples sont légion. Le Président Paul Biya a le sage âge de la politique.

Le Président-candidat affiche d’autres atouts indéniables : il est à la tête d’une large Majorité présidentielle qui lui garantit des suffrages ; il s’agit d’une longue et large coalition de partis politiques dont personne ne peut douter de la crédibilité et de l’assise populaire. Fait nouveau, une vingtaine de formations politiques de l’opposition, parmi les plus acerbes, vient de rallier sa cause, afin d’assurer au Président un vote sans équivoque le 7 octobre prochain. De surcroit, son parti politique, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais), largement majoritaire au Parlement bicaméral, se présente aussi comme le mieux structuré, le plus constant et le mieux implanté sur l’échiquier national, et même au niveau de la diaspora. Aujourd’hui encore, le Président Paul Biya reste le préféré des Camerounais sur le landerneau politique.

Empirique et expérimenté, Paul Biya qui vient de répondre à l’appel du Peuple sait exactement ce qu’il fait. Mieux, il sait surtout où il va. Il sait, in fine, ce qu’il fera du mandat sollicité… Il est tout à fait prodigieux de constater que notre chroniqueur anachronique situe délibérément le début de l’Opération Épervier en 2006. Plus grave, il affirme, péremptoire, que le Président Paul Biya a souvent donné, « parfois à distance, l’ordre d’embastiller tout ce que le Cameroun comptait de barons (…) Quoiqu’il en soit, le message était clair : dans le Cameroun d’aujourd’hui, mieux vaut ne pas faire de vagues pour durer dans l’entourage du chef de l’État. Mieux vaut aussi ne pas manifester une intelligence trop vive. Ou une envergure trop grande… » Une si grave assertion, à la fois apocryphe et triviale, mérite d’être reconsidérée, recadrée et rectifiée.

Tolérance zéro contre la concussion

Dès son accession à la Magistrature suprême, Paul Biya, homme d’État probe et reconnu comme tel, a fait de la lutte contre la corruption, le népotisme, le favoritisme, le tribalisme… ses fléaux ennemis. Son ascension dans la haute administration (tour à tour ministre, ministre d’État, puis Premier ministre), n’a pas changé ses habitudes. Paul Biya n’a jamais eu de démêlés avec la Justice. Alors qu’un florilège de privilèges était à portée de main, il a préféré contracter des crédits bancaires, remboursés depuis belle lurette, pour construire.

Ses premiers discours de Chef d’État parlent de « Rigueur et moralisation ». Constant et consistant, il a longtemps donné des conseils et des avertissements, puis, il a érigé des dispositifs de sensibilisation et de lutte contre la concussion et la corruption (L’ANIF, la CONAC, La Chambre des Comptes), complémentaires au Contrôle supérieur de l’État… Paul Biya ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a décrié la déprédation, il a tiré la sonnette d’alarme contre les détournements de deniers publics, il a aligné des sommations, avant que la justice s’empare des dossiers, y compris ceux des ministres, directeurs généraux et cadres politiques.

Contre toute forme de prévarication, le Président applique la tolérance zéro. N’en déplaise au directeur de la publication de Jeune Afrique qui voit une purge politique dans la courageuse campagne d’assainissement des finances publiques, parce que certains amis de sa rédaction, à la rue d’Auteuil sont reconnus coupables des délits de droits communs par les tribunaux et cours d’appels au Cameroun, Paul Biya, lui, s’affilie au sacerdoce. Au Cameroun, le garant des institutions légitime le respect de la séparation des pouvoirs entre l’Exécutif, le Parlementaire et le Judiciaire. Le président n’ordonne pas les arrestations, il agit à postériori, en déchargeant de leurs fonctions ceux des ministres et directeurs généraux mis en examens et inculpés par les juges d’instruction.

Le Cameroun de Paul Biya n’est ni un goulag pour opposants, ni un Alcatraz pour contradicteurs. Le Cameroun n’est pas un cimetière des cerveaux. Pour s’en convaincre, lisez les colonnes critiques de la presse locale, écoutez les sonorités et la tonalité sulfureuses des programmes radiophoniques, suivez la liberté d’expression frisant le libertinage sur les plateaux de télévisions, les dimanches… Hélas ! Trop de contradictions emplissent l’analyse inauthentique de notre éditorialiste, tant celui-ci présente le Président de la République sous des facettes dualistes, tantôt comme un « marionnettiste omniprésent », tantôt comme un vacancier « omniabsent ».

Ce pléonasme légifère toute objectivité à l’éditorial incriminé. Le chroniqueur est tombé dans le piège d’une analyse galvaudée d’impartialité. Preuve que le vrai-Biya n’est pas celui dont parle Marwane. À l’évidence, le mystère-Biya reste entier du début à la fin de son propos, si ce n’est l’agencement malhabile d’erreurs et de contre-vérités que contient la livraison de Jeune Afrique, dont les articles sur le Cameroun semblent rédigés et publiés à l’effet de nuire. Affirmation gratuite de ma part ? Voyons voir la suite… Dans le même journal du 22 juillet, Le Président du Cameroun est évoqué dans trois articles, dont deux sont abrogés de vérités et sevrés d’objectivité. Intéressons-nous un tant soit peu au second pamphlet intitulé « Cameroun : Ségolène Royal piégée ».

Le faux piège contre Ségolène

Comme un air d’acharnement inavoué, à la page 7 de la même édition, dans la rubrique « Confidentiel », Jeune Afrique laisse croire que Madame Ségolène Royal en visite au Cameroun, le 12 juillet, dans le cadre du programme Femmes et énergie durable et en qualité d’ambassadrice de l’Alliance solaire internationale, s’est faite piéger par la maire de Banganté, en se faisant glisser un pagne à l’effigie de Paul Biya sur l’épaule, la faisant passer pour un soutien du président-candidat. « Furieuse, écrit JA, après s’être aperçue de la manoeuvre, l’ex-ministre a immédiatement quitté Bangangté, sans un mot pour l’édile. » Voilà en substance le grossier mensonge que publie JA, comme pour laisser croire que le Président Paul Biya est infréquentable…

La vérité est toute autre. Elle est à l’image de la photographie de Facebook reprise par JA. L’on y voit une Ségolène Royale radieuse recevant son présent des mains de la maire de Banganté (qu’une autre rumeur insidieuse de JA présente comme une prétendante au poste de SG du RDPC). Les témoins de la scène disent tout le contraire du Fake News de JA. Ségolène Royal n’a jamais été courroucée, elle pas immédiatement quitté la ville. Les images disent autre chose, Mme Royale a non seulement continué la séance de travail avec la maire du chef-lieu du Ndé, mais elle a dîné, et a passé nuit à Banganté.

Les témoins se souviennent du speech élogieux de Ségolène Royale à l’endroit du Président Paul Biya… Le lendemain, l’ancienne ministre française et l’édile ont effectué le voyage pour Yaoundé, ensemble elles ont fait une émission au poste national de la CRTV… Ce Fake News trahit les intentions cachées de Jeune Afrique envers le Cameroun, et contre le Président.

Columnist: Michel Sylvain Akam

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