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A quelques jours de cette grande célébration, les familles musulmanes font des tours dans des ateliers de couture, marchés et salons de beauté de la ville, afin de rendre plus belle cette journée.

Il est 9h, mercredi 07 août dernier, au quartier Briqueterie, dans l’arrondissement de Yaoundé 2. Dans cette partie, on retrouve une forte présence de la communauté musulmane, l’heure est aux derniers réglages. Les boutiques de pagne situées de ce côté sont presque saturées. A l’intérieur du magasin de Moutari Mohamadou, on aperçoit plus de 06 clients qui font le choix de leur tissu.

Chacun est dans l’embarras vu les différentes couleurs de pagne qui s’y trouvent. « Oui c’est pour la fête que je suis venu m’offrir un pagne pour moi et pour mes enfants sans oublier mon épouse », explique Limou, parent. Rahima, étudiante, quant à elle n’arrive pas à se décider.

« Je voulais bien un tissu pagne mais, je me rends compte que les saris sont plus beaux. Je ne sais pas ce que je vais prendre j’hésite encore », avoue-t-elle. A un jet de pierre, juste en face, toujours au niveau de la nouvelle route brique, des ateliers de couture ne désemplissent pas. Les couturiers reçoivent tous (es jours de nombreuses commandes.

Ces derniers ont presque perdu le sommeil depuis quelques jours. « Nous devons satisfaire notre clientèle, c’est pourquoi nous finissons tard dans la nuit pour essayer de finir avec les commandes des clients », lance Aicha, l’une des couturières assise derrière sa machine à coudre.

Dans la pièce, des pagnes sont éparpillés, c’est chaque client qui s’empresse de venir récupérer son vêtement. « J’attends qu’elle finisse avec la fermeture. J’ai remis cela depuis vendredi, elle m’a demandé de passer aujourd’hui », lance une cliente la trentaine dépassée.

Boubous et sandales

Par ailleurs, dans certaines familles, les préparatifs vont bon train. C’est le cas chez Seidou Oumarou domicilié au quartier Melen à Yaoundé.

« Nous avons déjà confectionné nos vêtements pour la fête, ma femme a déjà fait quelques petites emplettes. Maintenant on attend juste dimanche pou, les arborer, afin de se rendre à la mosquée », explique-t-il.

Devant son domicile, On peut voir un mouton attaché à un avocatier. «Nous avons déjà acheté notre agneau, il ne nous reste plus qu’à l’immoler dimanche », ajoute-t-il. Contrairement à Salif, couturier au quartier Kondengui.

« Je n’ai pas encore acheté un mouton, peut-être je le ferai à la veille si je parviens à avoir de l’argent. Mais à la maison, mes enfants ont déjà leurs boubous et sandales », confie-t-il.

Dans les salons de beauté, les femmes musulmanes se font belles, au quartier Melen plus précisément au lieu-dit Polytechnique, plus de 08 femmes y compris des enfants sont réunies sur la véranda d’un domicile, pour faire du henné (dessin sur les bras et pieds. Ndlr) et également des coiffures.

« Nous n’aimerons pas être saturés, c’est pourquoi nous avons opté à faire le henné aujourd’hui », explique Macha, fidèle musulmane. Cependant, c’est chacun qui essaye de s’apprêter de son côté, afin de rendre cette célébration de la Tabaski plus belle.

source https://camerounweb.com

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