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Sous la pression de la menace terroriste, le président Paul Biya avait été contraint en 2015 à accepter la présence d´une base militaire au Cameroun. Signé en 2015 en pleine de la guerre contre Boko Haram, le président Paul Biya vient de dire NON au renouvellement du contrat de bail de la base américaine (dans le nord Cameroun) qui arrivait à échéance en mars 2019. Plus de 100 soldats ont déjà quitté le sol camerounais ce week-end pour les États-unis.

C´est ce qui explique l´agitation impérialiste américaine de l´heure. Menaces de sanctions impérialistes contre le Cameroun, diminution de l´aide militaire Usa à l´armée camerounaise, gel des avoirs, interdiction d´entrée de certaines personnalités camerounaises aux États-unis, menace d´intervenir militairement au Cameroun, tout y passe pour faire revenir le président Paul Biya sur sa décision de ne plus voir de base américaine sur la terre de Um Nyobè.

Entamé en sous Georges W. Bush, le maillage prédateur militaire américain en Afrique s´est poursuit avec Obama et Donald Trump. L’Afrique abrite en ce moment plus de 34 (14 bases principales et les 20 camps, avant-postes) sites militaires américains avec un intérêt stratégique pour les bases de drones. Les États-Unis sous Barack Obama avait fait du Cameroun une position stratégique dans son vaste plan de recolonisation de l´Afrique par l´implantation d´une base militaire de l´Africom chez nous. Et plus loin de contrer l´influence russe et Chinoise sur le continent.

Le Cameroun, riche en matières premières minières, occupe une position capitale dans le plan de contrôle du golf de Guinée et de l´Afrique centrale par les Étas-Unis.

«Le plan de présence du Commandement américain est conçu pour sécuriser l’accès stratégique à des emplacements clés sur un continent caractérisé par de grandes distances et une infrastructure limitée. Notre réseau de positions permet aux forces déployées vers l’avant de fournir une flexibilité opérationnelle et une réponse rapide aux crises impliquant du personnel ou des intérêts américains sans créer l’optique voulant que le commandement américain en Afrique militarise l’Afrique», explique Thomas Waldhauser, commandant de l’AFRICOM, dans une audition publique, repris par The Intercept.

Depuis 2015, la présence des soldats américains dans le nord Cameroun n´a jamais eu un apport significatif dans lutte contre la nébuleuse terroriste Boko Haram. Bien au contraire, on a plutôt noté un jeu trouble de la part des soldats américains dans la zone. Nos soldats ne devaient que compter que sur eux-mêmes malgré la présence encombrante des yankees à Garoua.

Fort de cette expérience et déçu de la France, le président de République centrafricaine Faustin Archange TOUADERA s´est vite tourné vers la Russie pour assurer la stabilité de son pays. C´est qui explique à l´heure actuelle le positionnement de plus de cinq cent (500) commandos russes depuis décembre 2018 en RCA. Le président Paul Biya fera-t-il pareil ? Wait and see.

Mais toujours est-il que, l´Amérique impérialiste de Trump ne digère pas la volonté d´indépendance du Chef de l´État camerounais (de diversifier ses partenaires stratégiques) qui s´exprime par son refus de renouveler le contrat de bail des 300 soldats américains au Cameroun. La présence des russes en RCA est venu faire monter les tensions d´un cran. Le chantage des menaces américains contre le Cameroun est donc à son paroxysme.

Les yankees veulent se positionner au Cameroun par tous les moyens. Les États-Unis interviendront-ils militairement au Cameroun pour nous imposer la présence de sa base militaire (drones de surveillance) impérialiste dans notre pays ? Ho Kadhafi ! Restons vigilants.

Columnist: Patrick Mba´lla

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