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Engagé à développer la Commune de Bangangté, département du Ndé dans la région de l’Ouest-Cameroun, Eric Niat explique ses états de service dans le secteur de l’éducation.

Vous venez d’octroyer des bourses aux élèves méritants des lycées de l’arrondissement de Bangangté. Quelle est la motivation qui charrie cet acte de charité ?

Nous avons effectivement permis à 4 élèves méritants de 8 établissements secondaires publiques (lycées classiques et techniques) de l’arrondissement de Bangangté, d’avoir des bourses. Ce qui leurs permettraient de couvrir toutes les charges de l’année en cours : frais d’Apee, frais d’examens pour ceux qui en sont concernés entre autres. Vous parlez de motivation. Il n’y a pas de bonheur à être heureux tout seul. J’ai eu la chance de faire de grandes études, dans de conditions acceptables. J’ai visité de manière inopinée ces lycées, les conditions des apprenants sont très difficiles. J’ai eu honte d’appartenir à une institution de décision, mais qui ne puisse pas améliorer leurs conditions. Je me dis que je le fais aux cadets, pas parce que nous avons des liens de famille, aux enfants, pas parce qu’ils soient forcément sortis de mes entrailles. Je me suis engagé à faire quelque chose pour ne pas entrainer des remords dans mes activités, donc être en guerre contre ma conscience.

Vous le faites dans la posture de membre de l’exécutif de la commune de Bangangté, je veux dire que l’on a l’impression que c’est une action purement politique?

J’ai parlé d’engagement. Je n’exclus par le fait que je suis homme politique. L’y étant, j’ai fait un certains nombres de promesses dans l’éducation, dans la santé, dans le domaine de loisirs. Je n’ai pas la prétention d’avoir fait le 100%. Mais, toute œuvre humaine est perfectible. Concernant les bourses, j’ai fait des promesses de doubler, voire tripler le nombre de lauréats. A seule condition que les performances scolaires soient améliorées. Nous faisons la promotion de l’excellence, du culte de l’effort, des élèves qui malgré leurs conditions, sortent du lot. Si vous avez bonne souvenance, vous témoignerez que ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à le faire. Je l’ai fait avec des étudiants de l’UdM, des écoles primaires, sans tambours ni trompettes. Je ne sais plus donc ce que la politique dans votre acception renvoi. Si la politique, c’est aider, établir de l’équilibre social, accompagner, célébrer les meilleurs, il n’y a donc pas de honte à cela.

Les bourses ne gèrent pas les problèmes de ces établissements logés dans les zones rurales ?

Je ne porte pas le monde sur ma tête. Je n’ai pas les moyens de résoudre tous les problèmes de ces lycées. Vous savez, des difficultés sont légions : manque d’enseignants, pas d’électricité, pas de latrines, pas de salles d’ordinateurs. Ce que je fais, c’est de gérer les problèmes au cas par cas, avec le peu de moyens donc je dispose. Par exemple, j’ai donné des tables-bancs dans certains établissements. Autant Dieu me donnera le souffle de vie, autant je ne cesserai d’aider des gens autour de moi. Il fallait bien commencer par faire quelque chose.

Il n’y a pas que des lycées ?

Ce l’ai dit. Vous avez des élèves des écoles primaires, des étudiants de l’UdM. Je sais qu’il y a aussi des collèges privés. Le Gouvernement dans sa politique de l’éducation, a bien voulu rapprocher l’école des apprenants. C’est pourquoi des lycées sont crées. Le bât blesse là où les commodités ne suivent pas. Mais nous devons remercier l’Etat pour le pas franchi. Notre rôle consiste aussi à le suppléer dans cette tâche qui interpelle des hommes et des femmes épris de développement. C’est l’occasion de remercier le Président de la République, Chef de l’Etat, S.E Paul Biya pour cette vision. C’est un honneur de l’accompagner.

Source: camer.be

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